250e anniversaire du blog... Le temps passe. Il y a quelque temps, je vous annonçais des voyages, ou du moins des perspectives pour 2021. Les mois ont passé et avril approche à grands pas. Alors, il est temps de dévoiler ces nouveaux projets.
La Folie des Fjords
Nul doute que ceux qui lisent quelques fois ce blog auront compris mon attirance pour les contrées du Nord. Ceux qui me connaissent un peu, savent que j'y ai travaillé quelques années jusqu'en 2006 en me laissant un très solide goût de trop peu. Une partie proche de ma famille y habite, dont mon petit filleul qu'il me tarde de revoir. Une navigation en Norvège n'a fait qu'amplifier mon désir d'y retourner faire de la voile. Sans compter qu'un couple d'amis intimes en sont tout aussi gagas que moi après y avoir découvert les fjords ;-). Et qu'Alexis, notre cher feu capitaine, en parlait toujours avec éloge ayant vécu une partie de sa jeunesse en Norvège. Bref, autant de raisons de vouloir à nouveau pousser ma voile vers le Nord.
When Destiny Calls...
En 2006, mon ancien employeur danois m'avait proposé de travailler définitivement pour la Scandinavie et de venir m'installer dans les fjords. A l'époque, j'oeuvrais principalement entre le Benelux, la France et la Scandinavie. J'avais toutefois poliment décliné l'offre, trop compliquée à réaliser pour accomoder toutes les parties impliquées à l'époque.
Tout dans ma vie depuis, m'avait donc incitée à demeurer sur le plancher des vaches belges pour ma famille et mon travail, avec quelques voyages de temps à autre. Et j'y avais trouvé un certain équilibre. Ayant entre-temps créé ma propre petite PME, mon statut d'indépendante m'avait ainsi donné une large flexibilité dans mon organisation du travail. Un changement de carrière majeur, mais qui m'avait permis de concilier besoins familiaux, médicaux et professionnels dans ces nombreuses années critiques qui suivirent depuis. Sans dire, que cela correspondait bien à mon caractère autonome. J'avais donc définitivement fait une croix sur mes rêves carriéristes internationaux. Mais, voilà, c'était sans compter sur la chance et... la pugnacité de K. , mon ancien patron à Copenhague. En mars 2020, après pas moins de quinze ans de silence, K. revient ainsi à la charge avec sa proposition. Je refuse alors à nouveau gentiment, une première fois, en lui recommandant quelques jolies scandinaves qui, selon moi, feraient bien mieux l'affaire que moi pour remplir le poste à créer. Mais le grand viking ne se laisse pas démonter (il faut dire qu'il mesure plus de 2m et de 100kg, le gamin... ). Il fait alors une troisième tentative en m'offrant toute la flexibilité géographique, légale et organisationnelle pour me permettre l'aventure nordique sans mettre ma situation privée en difficultés. Une belle largesse d'esprit. Plus vraiment beaucoup d'arguments pour refuser... Et surtout très très envie de tenter le défi et de repartir travailler pour lui et rejoindre son équipe. M'ayant eu à l'usure (certains hommes sont particulièrement doués pour cela malgré le fait qu'on attribue souvent cette qualité aux dames), j'ai donc fini par craquer et par dire oui ! Je suis vraiment honorée de cette confiance soutenue malgré les longues années. Et puis, il faut être honnête avec soi-même : c'est aussi très agréable de se sentir désiré. Cela flatte l'égo et remonte le moral. Dans la vie, il faut 90% de travail assidu et 10% de chance. Et cette chance, je viens de la prendre au vol. "Opportunity may only come once in a lifetime..."
Parfois, le destin frappe à la porte malgré le blizzard qui souffle au-dehors. Il y a des chances qui ne surviennent qu'une seule fois et on doit pouvoir les reconnaître. Il faut alors oser les suivre au lieu d'écouter les raisons qui vous gardent bien au chaud à l'intérieur...
Rocking the (Nordic) Boat
Me voici donc embarquée pour une aventure internationale : Copenhague (Headquarters du Groupe), Oslo, Bergen, Stockholm, Helsinki, Londres, Frankfurt, Zurich, Amsterdam, Madrid, et depuis peu, New York. Vous aurez remarqué que toutes ces villes ont un lien avec la mer ou du moins les bateaux :-). Il va donc falloir que je réfléchisse sérieusement à y instaurer une politique RH de "voiliers de société" à la place de celle de voitures ;-). Une entreprise dans un domaine de niche, en pleine croissance et avec de sérieux projets d'expansion internationale vers d'autres contrées.
Tout devra fait donc se faire majoritairement en virtuel pour commencer. Covid et distance obligent. Même si mon expérience internationale passée m'avait habituée au travail à distance, les contacts présentiels étaient tout de même fortement recommandés dans mon métier. J'avoue donc que je me gratte la tête pour mettre à présent en place une méthode de travail digitale ou du moins hybride, qui me permettra de remplir mon rôle de gestionnaire de personnel, où le non-verbal est tellement important, la plus efficace, communicative et humaine possible à travers le petit écran.
© Photos – Pixabay.com
"A great challenge must frighten you a bit and excite you a lot..."
Sans oublier sur ma liste de défis à relever, de me remettre rapidement au danois (vous savez, cette langue où rien ne se prononce comme cela s'écrit et où on a l'impression que l'alphabet ne compte que la moitié de ses lettres). De beaux projets en perspective !
Bref, je ne risque pas de m'ennuyer. Au menu de mon 1er avril, cette année, il y aura donc du poisson nordique ("fisk", à ne pas confondre avec son homonyme belge "fisc" :-)... Et j'espère bien pouvoir coupler les nouveaux projets à quelques balades à la voile en mers nordiques !
PS. On m'a récemment donné un nouveau sobriquet qui me colle assez bien, en apprenant mes projets nordiques... "Danish dynamite". Je vous laisse fantasmer sur l'homologie du terme...
Nouveau printemps, nouvelle vie... Je m'en retourne vers mes rêves passés, mais bien pour les rattraper cette fois-ci ! Je vous souhaite un excellent dimanche à tous.
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Tous les beaux voyages débutent souvent par un bon café brûlant avant de larguer les amarres. C'est aussi la petite tasse qui nous réchauffe à bord ou nous aide à tenir l'oeil ouvert durant les quarts. Alors, si nous partions ce dimanche à la quête de cette boisson qui ouvre le sillage vers l'aventure à travers le monde ?
Café ou Thé ?
Originaire d'Ethiopie et du Yémen, les confréries Soufies de l'Arabie utilisèrent le café pour faciliter les veillées de prière. La boisson se diffusa dès le début du XVIe siècle dans les grandes villes du monde arabe du Caire jusqu’à Damas, Istanbul et Ispahan, sans oublier la Turquie ottomane.
"L’art du thé", similairement, a été introduit de Chine par les moines bouddhistes de la secte Zen dans le même but : celui de maintenir l’état de veille pour la méditation. Au Japon, la "cérémonie du thé, "cha-no-yu" ou "sadô", un partage ritualisé d'un boisson chaude non alcoolisée et revigorante, a pris une fonction sociale importante à travers les siècles. Elle touche toutes les classes sociales et tous les milieux, hommes comme femmes. Bien au-delà de sa fonction de bienvenue et d'hospitalité, cette cérémonie joue un rôle majeur dans la cristallisation d'une série de valeurs fondamentales pour les Japonais, telles que la sobriété, la discrétion et le respect.
Le choix du café ou du thé dépend de l’endroit de la planète où nous nous trouvons. Si vous voyagez chez les Bédouins d'Arabie ou de Syrie, en Turquie ou encore au Moyen-Orient, vous aurez beaucoup de chance d'y déguster les grains nord-africains. Par contre, si l'envie vous prend de pousser une tête dans les déserts berbères, en Asie ou tout simplement dans les eaux anglo-saxonnes, vous n'échapperez pas aux fameuses herbes dans de l'eau chaude.
Qu’ils sont doux les levers de soleil dans le fond d’une baie irlandaise… Le bateau, l’équipage dort encore, l’eau limpide est parfaitement calme et le soleil tiède inonde déjà les collines boisées et descend vers les berges de granite. Tout est calme. La bouilloire vient de siffler, la table du petit déjeuner est dressée, les équipiers les plus courageux ouvrent l’oeil et se préparent à une courte baignade dans l’eau fraîche avant d’attaquer l’ « Earl Grey », la marmelade d’orange et le lemon curd.
© Photos – Rêvesdemarins (1-3) - A. Guillaume, Mots de Mer (4)
La Tasse du Faste
La célèbre "türk kahvezi" ou "cérémonie du café" en Turquie ottomane allait jusqu'à un niveau de détail engloblant toute une série d'objets d'art lié au rite du café : cafetières, poêles à griller les grains, cezve (tasses), plateaux, réchauds, étoffes assorties, souvent en métal précieux richement décoré ou en porcelaine... Bien entendu, au départ, ceci était réservé au classes sociales supérieures dont le mobilier raffiné décrit ci-avant servait notamment à quelque peu affirmer la puissance et l'attachement à un ancien régime.
On retrouve les mêmes éléments pour la cérémonie du thé asiatique. Les objets, le lieu et les gestes entourant le rituel du thé revêtent une importance primordiale dans la tradition de la petite boisson herborisée. Olfactif, visuel, gustatif, le partage du café, dans ce contexte très hiérarchisé de la société ottomane, relevait aussi d’une véritable recherche esthétique : ameublement, les motifs des tapis en particulier, s’accordaient à ceux des étoffes et des vêtements portés par les servantes. L’odeur du café, accompagnée parfois de celle de parfums ou d’encens que l’on brûlait participaient à la délimitation d’un espace (même provisoire) réservé au café avec lequel on honorait ses hôtes.
Ce n'est qu'à partir du XVIIe siècle que l'ancêtre du cappucino fait son chemin hors des salons privés, des tentes du caravansérail et des riches demeures vers les coins de rue (les "maisons de café") ou échoppes ambulantes, y compris en Italie et en France, où la tradition du café est restée bien présente jusqu'à nos jours.
Le Breuvage du Dialogue
Les deux boissons, si différentes soient-elles, ont fréquemment été sources d'accueil, rencontres et échanges. Elles constituent un petit havre de paix le temps d’une pause, d’une écoute de l’autre, de l'hospitalité autour d'une tasse et d'un rituel de respect mutuel. Elles facilitent et accompagnent les rapprochements, les voyages, les ouvertures au monde.
Les plus grandes négociations entre nations de ce monde l'ont souvent été autour d'un de nos deux breuvages. La petite tasse y a rempli son rôle de facilitation, de créateur de trêve, le temps d'un dialogue entre belligérants ou nouveaux alliés. Nul doute sur le fait que Lawrence d'Arabie, David Lloyd George, Vittorio Orlando ou encore Benjamin Franklin aient bu leur café ou leur thé bien chaud pour parlementer des traités de paix historiques. On pourrait donc surnommer ces deux boissons des "médiateurs universels" en vertu de leur pouvoir de conciliation.
Se réunir autour d'un café ou d'un thé, c'est ainsi toujours une manière aisée pour lancer un dialogue ouvert, une base pour une (ré)conciliation, un premier regard à l'autre, un moment convivial et chaleureux même pour une conversation difficile. Un peu comme si la tasse bouillante contenait une potion magique créant une certaine intimité, faisant s'ouvrir les esprits et s'envoler les animosités dans ses volutes de fumée.
Si je suis passée au thé le matin depuis quelques années, je ne dédaigne pas un café léger, latté et sucré. Et vous, comment aimez-vous votre "caoua" ?
En attendant des cieux plus cléments pour enfin partager un de ces cafés, je vous souhaite un excellent premier jour de printemps, avec une bonne tasse pour vous réchauffer le corps, le coeur et l’esprit.
Oublions la mer et les bateaux pour le temps d'un billet hors série.
Vous aurez entre-temps peut-être remarqué que j’ai une tendresse particulière pour certains objets de la vie courante qui ne semblent revêtir aucune importance à première vue... Souvenez-vous, dans un billet précédent - Stairway to Haven - Je vous avais ainsi présenté les escaliers, ou encore les chaussures, dans - les Souliers Rouges - . Mes proches vous diront que j’ai la manie, en voyage comme ailleurs, non seulement de prendre une quantité déraisonnable de photos (vive l’avènement du digital ! ) mais en outre de photographier en série des objets sans intérêt. Et les portes, en font, bien entendu, partie !
S'il existe rarement des coques de voiliers peintes en vert (certaines superstitions de marins prétendant que cela porte malheur et pourtant, il s'agit là d'une couleur vraiment magnifique sur un voilier), il en est de même pour les coloris choisis pour les portiques. Si l’on regarde autour de soi, souvent les portes sont peintes en de multiples couleurs : bleu, mauve, vert, brun, gris, blanc... Mais il est une teinte qu’on trouve beaucoup moins fréquemment sur ces objets dans nos régions : le rouge. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi ? Moi oui !
© Photos - Rêvesdemarins
Selon le pays et la culture, la teinte du portique d’entrée peut porter une symbolique différente. Une porte rouge en Ecosse symbolise que les propriétaires ont fini de payer leur hypothèque. Autrefois aux États-Unis, un huis rubicond était signe d’accueil pour les voyageurs, un endroit sûr où ils pouvaient se reposer en toute quiétude. En Asie, la couleur amarante porte chance et illustre l’entrée par laquelle le Chi, principe fondamental de l’univers et de la vie, peut pénétrer dans la maison, tout comme selon le Feng Shui, y amener de l’énergie. En Inde et en Orient, le pourpre demeure un colori prédominant dans l’architecture. Dans les pays anglo-saxons, les portails coquelicot font foison, surtout dans des quartiers où toutes les maisons se ressemblent. Tout comme celles des phares, des casernes de pompiers ou encore des trains. Autrefois dans nos contrées, les fermes arboraient souvent deux couleurs aux portes et volets : celles des blasons du châtelain auquel ils appartenaient ou louaient leurs terres. Et parfois, le rouge en faisait partie.
Les vieilles églises catholiques utilisaient du carmin sur les porches pour rappeler aux paroissiens la passion du Christ et, pour eux, un vantail cinabre symbolisait le sol sacré et un lieu libéré du mal. Ainsi un des monuments les plus renommés (et que j’adore) compte ainsi une petite porte rouge : la cathédrale de Notre Dame de Paris.
© Photos - Rêvesdemarins
"Non loin du Portail du Cloître, la petite Porte Rouge doit son nom à la teinte de ses vantaux. Au Moyen Age, le rouge est la couleur réservée aux femmes. Dans l’iconographie, la Vierge ou « Notre Dame » est vêtue d’une robe rouge comme sur le vitrail de Notre-Dame de Chartres. A partir de la Renaissance, Marie est généralement vêtue en bleu. La porte rouge s’ouvre par une chapelle latérale nord au niveau de la troisième travée du chœur. Commandée par saint Louis, Pierre de Montreuil la réalise vers 1270. Elle permet aux chanoines de se rendre à l’office en reliant directement le cloître au chœur de la cathédrale. " (www.notredamedeparis.fr)
La ville lumière compte quelques exemplaires de ce style architectural flamboyant, telles que les demeures d’Aguesseau, de la rue Richelieu, de la rue Michel Lecomte ou encore le bar Little Red Door, qui arborent tous fièrement leur porte vermillon. Bruxelles compte d’ailleurs aussi une « rue de la porte rouge » avec quelques jolis portiques aux couleurs de Bacchus. Les maisons bretonnes typiques (encore un coin du monde qui me parle... ), comportaient elles également fréquemment ce genre d'attribut.
© Photos - Wikipedia
Je peut m’imaginer quelques autres explications plus loufoques expliquant la rareté de cette teinte sur les portiques d’entrée chez nous : les menuisiers de nos contrées souffriraient-ils de « protanopie » (une affection souvent plus simplement nommée « daltonisme ») par rapport à cette couleur ? Les pigments seraient ils plus onéreux ou difficiles à se procurer ? Ou serions-nous tout simplement devenus allergiques à la couleur du vin (en France, Allemagne, Italie, mmm ? Très improbable... ) ?
La porte rouge, c’est pour d’autres aussi celle dont on espère qu’elle s’ouvrira à nouveau. C’est celle derrière laquelle se trouve l’espoir, la liberté, l’amour, le bonheur. C’est celle qu‘on n’ose pas franchir par peur qu’elle ne recèle plus rien de tout cela. Ou par crainte de ne plus pouvoir revenir sur nos pas, de se retrouver coincé dans un monde incertain, empli de dangers. C’est celle qu’on imagine ouvrir cent fois sans jamais en faire tourner le battant. C’est celle, pourtant, qui mène souvent à nos rêves. Et depuis un an, beaucoup d’entre nous songent à l’ouvrir enfin cette porte pour sortir de cette crise sanitaire, sans dangers et redécouvrir la vie dont ils rêvent tant depuis de longs mois.
© Photos - Rêvesdemarins
Alors, tenez encore un peu le coup bien au chaud à l'intérieur en attendant que la tempête passe. Je vous souhaite de voir cette porte rouge s’ouvrir pour vous dès que possible. Et je vous laisse deviner de quelle couleur est ma porte d'entrée dans les photos ci-dessus ;-). Et la vôtre, de quelle teinte est-elle donc ?
Un excellent dimanche à tous.
Toujours un peu plus au Nord, me dit ma boussole... Alors allons-y ce dimanche.
Je ne suis clairement pas la seule que les Vikings aient inspirée... Dirk Brown en a fait une saga quatorze années durant dans le Journal de Mickey, où il a décrit les péripéties nautiques, guerrières et familiales de Hägar Dünor (ou Hägar the Horrible), un Viking bedonnant à la crinière rousse et au cœur tendre malgré son aspect de grand dur.
© Photos – Dirk Brown
Hägar vit dans un village norvégien en bord de mer avec sa femme Helga, son chien Pilaf, son fils Homlet, sa fille Ingrid et son ami Eddy, sa cane et son chien (sans oublier la belle-mère... ) et tente désespérément d’échapper aux tâches ménagères que sa femme essaie vainement de lui imposer. Pour éviter qu’il parte en mer. Il a deux occupations principales qui sont d’attaquer les châteaux en Angleterre et de faire des festins, mais à l’occasion il reçoit aussi la visite du percepteur des impôts.
Comme selon la légende concernant les Vikings, Hägar est un marin dans l’âme et dirige un drakkar pour ses nombreuses pérégrinations guerrières. Il.pense que la mer se termine quelque part à l’horizon, engloutie par des monstres marins plus effrayants les uns que les autres. Ce qui ne l’empêche nullement de prendre le large dès qu’il en a l’occasion. Ses escapades en mer comportant toujours des défis de taille pour faire avancer son joli navire aux voiles aux lignes rouges et blanches.
© Photos – Dirk Brown
Ouah ou Øuåh ?
Ce n’est souvent qu’à l’âge adulte que l’on apprécie certains récits à leur vraie valeur et que l’on y décèle les finesses de l’auteur. René Goscinny en fait partie pour moi. Ce n’est qu’en relisant l’histoire des Scandinaves et leurs épopées maritimnes que j’ai réalisé le nombre de références que le père d’Asterix avait tracées quant à leurs talents de grands navigateurs et découvreurs du nouveau monde, notamment le « Vinland », de l’autre côté de l’Atlantique.
Il s'agit là d'une jolie réalisation en plus des fous rires en entendant les noms des personnages : Olaf Grossebaf, Batdaf, Stenograf, Dactilograf, ou encore Kérøsen, Zøødvinsen ou leur chef Viking Øbsen. Sans omettre non plus les fameuses références à Hamlet. Les deux albums « La grande traversée » et « Astérix et les Normands » mêlent ainsi pas mal d’anecdotes liées aux royaumes du Nord. « Suis-je un découvreur ou ne le suis-je pas ? Telle est la question... »
Alors, si vous avez le moral dans les chaussettes, ou si une lecture légère peut vous revigorer, je vous invite à découvrir (ou redécouvrir) une des sagas vikings ci-dessus. Bonne lecture et un excellent dimanche !
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March 2023
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